Grand-Prix de Monaco Historique 2012

S’il y a bien un événement au monde qu’aucun passionné ne raterait sous aucun prétexte c’est bel et bien le Grand-Prix de Monaco. Mais alors s’il y a bien un évènement tout aussi mythique pour les amateurs d’automobiles anciennes c’est le Grand-Prix de Monaco Historique.

Il y a plusieurs raisons qui font du Grand-Prix de Monaco Historique (GPMH) une course extraordinaire au sens littéral du terme : les automobiles bien évidemment, le circuit ainsi que la course. Mais jusque là rien de plus qu’un GP classique, non, ce qui fait la différence ce sont ces deux derniers ingrédients : la Légende qui pour quelques jours renaît ainsi qu’un Prestige que seul Monte-Carlo sait faire vivre. Retour sur cet inestimable week-end.

Les automobiles

Commençons par le coeur de ce GPMH : les automobiles. Des années 50 aux années 85, aucunes (ou presque) Formule 1 ou GT de cette période n’échappe à ce rendez-vous. Réparties en 7 séries différentes par soucis d’équité, on brasse le temps du GPMH plus de 35 ans de sport automobile et ceux il y a 60 ans. Certaines marques on disparues, d’autres existent encore (et sont les plus mythiques que vous puissiez connaître). Ce qui a de frappant lorsque l’on parcourt les paddocks c’est le évolutions – parfois un peu fumeuses – qu’on subies les voitures de course d’une année à l’autre. Le design, le freinage, le moteur, le nombre de roues (si, si !) enfin bref, tout était bon pour la course à la vitesse. Néanmoins ces bolides ont toutes quelque chose en commun : le bruit ! Il est inimaginable, même si à travers les vidéos vous pourrez approcher de la sonorité de ces pièces de musée : c’est quasiment indescriptible!

Petite confidence : j’ai préféré perdre la finesse de mon ouïe que de mettre les bouchons anti-bruits de rigueur au vu du temps passé sur la piste tant le bruit est incroyable. La mélodie aussi bien que la puissance, il n’y a que sur place qu’il est possible de se rendre compte de ce phénomène.

Il est évidemment impossible – tant le nombre de voitures était important – de sélectionner une voiture en particulier néanmoins certaines avait de quoi surprendre par leur rareté ou leur singularité.

Le circuit

Un circuit n’est pas légendaire sans raisons. En effet si le circuit de Monaco est si mythique c’est en partie grâce à son ancienneté (1929), puisqu’il est en effet le plus ancien circuit européen. De plus, il n’est pas vraiment question d’un autodrome à proprement parlé mais plutôt d’un tracé au travers de la ville de Monte-Carlo. 3,340 de circuit aménagé dans les rues de Monaco. Tant est si bien que même durant le week-end de course n’importe quel badaud peut se prendre pour un pilote de F1, la vitesse en moins, sur le circuit de Monaco avant la fermeture – matinale certes – de 07h30 du matin. Si le tracé est donc dans la ville autant dire que les amaxophobes (phobiques des voitures) se sentiraient malades !  Dès 07h30, la ville vit au rythme frénétique des courses et est bercé par cette (douce ?) mélodie que peuvent produire ces moteurs. Comme tous les circuit à l’image du tracé du circuit des 24heures du Mans le circuit de Monaco a subit également quelques changements :

  • 1952, des aménagements au virage Sainte-Dévote entraînent une réduction de la longueur qui passe à 3,145 km.
  • 1972, on déplace les stands du boulevard Albert 1er. Estimé trop dangereux l’emplacement des stands à cet endroit.
  • 1976, deux nouvelles chicanes sont ajoutées, l’une à Sainte-Dévote, l’autre à la sortie de l’épingle de la Rascasse. Elles allongent encore le circuit de 34 mètres.
  • 1986, pour le 44e Grand Prix, l’élargissement de l’entrée du quai des États-Unis au pied de la descente du boulevard Louis II permet la création d’une nouvelle chicane portant le tour cette fois à 3,328 km.
  • 1997, la première chicane de la piscine est redessinée et porte désormais le nom de virage « Louis Chiron » en l’honneur de l’ancien champion monégasque à l’origine de la création du Grand Prix. La distance atteint alors 3,367 km.
  • 2003, une première phase d’aménagements portant sur la partie sud du port permet de gagner 5 000 m² de terrain sur la mer. La portion de piste comprise entre la piscine et la Rascasse est déplacée de dix mètres vers le port par rapport à son emplacement initial et est complètement redessinée.
  • 2004, la création d’un bâtiment sur l’emplacement de l’ancienne piste entre la piscine et la Rascasse double la profondeur de l’esplanade accueillant la zone des stands.

 La Course

Que les naïfs se taisent. Si le mot « historique » peut laisser penser parfois à une sorte de parade gentillette entre membre du Rotary : détrompez vous ! Il s’agit d’un GP certes historique mais il n’en reste pas moins que ce sont des pilotes qui ont les bolides entre les mains et pas de quartiers ! Oh ça non ! Chaque pilote est prêt à tout pour arriver en tête et leurs virages donnent lieu à des glissades digne du « Trophée Andros » et les freinages ont de quoi dépaver les rues monégasques. Il y a quelque chose également d’assez frappant : ce sont les passages de vitesses. Si en F1 on est habitué à des changements vitesse dans un laps de temps relativement court (8 millièmes de secondes) grâce aux boîtes séquentielles, ont pourrait s’attendre que les passages d’une boîte manuelle (parfois même pas synchronisée) soient plus long, n’est-ce pas ? Et bien – évidemment – non ! Les pilotes arrivent à embrayer, passer le rapport, lâcher l’embrayage et accéléré de nouveau aussi vite qu’Hamilton lorsqu’il effleure du bout du gant la palette de son (usine ?) volant. Du moins à l’oreille…

Commenatires

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