#A2E Audi Endurance Experience : les préparatifs

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J-3, Lundi 2 novembre
La course, le circuit et la préparation

Il y a quelques années naissait cette fameuse expérience pour une immersion complète au cœur du sport automobile à la manière d’Audi. C’est tout naturellement autour de l’endurance et de la technologie quattro que s’articule cette course. Réservée aux clients Audi, cette compétition se déroule en trois manches de trois heures aux profils différents. Après les essais libres, commence la première session de nuit puis s’enchaine deux autres sessions qualificatives le lendemain matin puis l’après-midi. Les équipes qui engrangent le plus de points se qualifient pour la Grande-Finale qui se déroule en Laponie sur la glace. C’est donc bien une course au style inimitable. Qui plus est sur un circuit mythique.

 

En effet, notre session de qualification à la Grande-Finale se déroule sur le mythique circuit Bugatti au Mans. Le Mans, Audi et Endurance, un triptyque qui fait rêver le fan des 24h du Mans que je suis. Long de 4,145 km, le tracé Bugatti comporte quelques passages très techniques.
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Si j’ai déjà roulé sur ce circuit, j’ai tout de même pris quelques notes :

  • Les virages Dunlop :

Sans doute l’un des virages français les plus connus et techniques. Premier enchainement de virages du tracé, il est en monté et composé d’une courbe suivi d’une chicane. La courbe est la première étape à franchir de ce virage. On arrive dessus juste après la ligne droite des stands – donc à une vitesse élevée – et l’on doit poser un freinage délicat tout en appuis.  Ensuite l’on doit se placer pour la chicane et faire attention au delestage possible en sortie de la chicane.

  • Le garage vert : 

Sixième virage du tracé Bugatti, c’est un double droit très serré qui demande de la patience et de la rigueur. Le freinage s’effectue en descente et doit être puissant. Les deux cordes sont tardives. Il est préférable de maintenir du freinage jusqu’au premier point de sortie afin de pouvoir remettre du gaz dès le point d’entrée du second virage à droite.

  • Le Raccordement : 

Onzième et dernier virage du circuit, il relie le tracé « Le Mans » à celui du Bugatti et mène à la ligne droite des stands. Il sera déterminant pour doubler. Si il est parfaitement pris, la ré-accéleration pourra se faire plus tôt et permettra de doubler confortablement dans la ligne droite des stands. Il sera aussi déterminant de ne pas déclencher l’ESP à ce niveau. Chaque centième compte.

Vous l’avez compris, une rapide préparation est toujours la bienvenue car le nombre d’informations à prendre par virage est important. Le placement, le freinage la prise ou non de vibreur a son importance d’autant plus que l’épreuve comporte une session de nuit. A bon entendeur…


 

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J-2, Mardi 3 novembre
La voiture et mon équipe 

Plus les jours passent, plus l’excitation monte. Pour cette saison encore, exit les Audi A1, c’est au tour des Audi A3 de montrer leur potentiel avec un atout supplémentaire : la transmission intégrale.

Comme les précédentes voitures des Audi 2E, les Audi A3 ont subies quelques légères modifications. L’intérieur a été vidé pour pouvoir accueillir les éléments de sécurité homologués FIA – c’est-à-dire – l’arceau, les sièges baquets, les harnais ou encore les extincteurs. A l’extérieur, aucune modifications si ce n’est un marquage à l’instar de la compétition. Techniquement des plaquettes hautes-performances sont installées, mais le moteur 1.8L TFSI de 180ch reste inchangé. Petit détails qui a son importance, l’ESP ne peut être déconnecté.
Ce dernier point est critique : un pilotage fin sera de rigueur. Si le système quattro favorise la motricité, la gestion de la traction reste en partie gérée par l’ESP et si il s’affole, pied au plancher ou rien, ce sera la même chose.

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Enfin, si l’endurance est un sport si conviviale, c’est que – contrairement à la F1 – c’est un sport où l’esprit d’équipe est primordial : il n’y a pas de victoire personnelle en Endurance. Que l’on partage le volant à 2 ou à 5, la victoire passe entre les mains des pilotes, des mécanos et de la stratégie de course. Voici donc la #Team280 qu’est la notre :

Ajoutez à ces trois larrons votre serviteur et un rédacteur du blog Cars-Passion qui m’est inconnu et vous avez notre dream team. Habitué à les croiser lors d’essais, j’ai recueillis leur impression avant la course et voici :

« Cela fait plusieurs années que je rêve de participer aux A2E. Cette année, cela va se concrétiser enfin, et ça se passer au Bugatti. Un circuit sur lequel je n’ai jamais roulé mais qui porte l’âme du Mans : Mythique! L’Audi A3 est une bonne auto et on aura tous la même alors ça risque de jouer des coudes sur certains virages pour doubler. Pour l’instant je ne me mets pas trop la pression. Je sais que mes p’tits copains pour la course roulent pas mal, on verra donc sur place où on se situe dans le classement. Mais une chose est sure, si on peut allez chercher la victoire, on ira! » 

ThomasSpeedguerilla

« La course pour moi c’est un rêve de gosse, un beau challenge et une formidable expérience » 

Jean-BaptisteLe Billet Auto

Vous l’avez compris, on est plutôt motivés et aussi l’ambiance est au beau fixe : on va d’abord profiter de cette expérience et ensuite on verra pour le classement !

Crédits photos : William Croze.

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J-1, Mercredi 4 novembre
Les conseils d’un pro

Maintenant qu’on connait les voitures et les co-équipiers, il est largement temps d’aller chercher des infos auprès d’un pro. Valentin Simonet a eu la gentillesse de partager quelques conseils pour bien entamer cette course.

Titre : 2015 – Champion de France Junior GT

Voiture : No. 24 – Audi R8 LMS Ultra

Écurie : Saintéloc Racing #MoveRight


Comment on se prépare à une course ? 

« Avant une course, les jours précédents, je me prépare beaucoup sur simulateur. Je vais passer plusieurs jours à faire le circuit. L’idée c’est de ne pas découvrir le tracé. J’utilise aussi des vidéos avec – si possible – des voitures proches de la mienne. Sur place, j’échange avec l’ingénieur de piste, je continue d’étudier le circuit et je valide visuellement mon travail en amont. Je vais aussi aller chercher des repères sur la piste qui me serviront une fois au volant. Physiquement, je fais un peu moins de sport que d’habitude pour garder le plus d’énergie possible pour le weekend de course. »

Une fois la tête dans le casque, comment on doit aborder la course ? 

« J’ai pour habitude de vouloir préparer le départ, mais c’est très difficile de prévoir la réaction des autres concurrents. Le départ c’est aussi le moment où on est le plus tendu. Je ne connais aucun pilote qui n’est pas stressé au départ d’une course. Le but c’est – dans cette tension – de se calmer et pas faire d’erreur qui pourrait conduire à un abandon ; ce serait pas intéressant. Ensuite, pour doubler, si il y a un delta de vitesse important le dépassement est évident. En revanche une attaque sur un concurrent se prépare. Pendant un ou deux tours on va étudier l’endroit du circuit où l’autre pilote est le moins rapide pour l’attaquer à ce moment là. »


Grâce aux conseils de Valentin Simonet on a plus qu’à espérer que nous serons aussi bons que le trio #MoveRight de Valentin Simonet et ses co-équipiers Romain Monti et Pierre Sancinéna.

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Par ailleurs, à partir de demain vous pourrez suivre toute la course, des essais libres au podium sur les réseaux sociaux via les hashtags #Team280 (c’est nous !) et #Audi2E (c’est la course !).

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