Essai : Alfa Romeo 4C

Première voiture de la saison 3 à l’essai pour la team esthète du Garage des Blogs. Cette excellente nouvelle m’a donc propulsé à son bord pour mon plus grand plaisir.

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Un peu d’Histoire

L’histoire d’Alfa Romeo commence en 1906 aux côtés de français. L’entreprise « Società Anonima Italiana Darracq » née à Naples de fondateurs français puis transférée à Milan, souffre d’un accueil un peu frileux de la part des Italiens. Réflexion faite, la firme française cède ses parts trois ans plus tard, en 1909, à un groupe d’industriels lombards. En 1910, ce groupe prend le nom de : « Anonima Lombarda Fabbrica di Automobili » A.L.F.A. Après la naissance de trois modèles et à l’approche de la première Guerre Mondiale, la gestion de l’entreprise fut confiée à l’ingénieur Nicola Romeo avant d’être mise en liquidation à la fin de la guerre. Enfin, en 1918, l’entreprise renaît sous le nom, jusqu’alors inchangé, d’ Alfa Romeo. Son logo, cependant, garde les signes héraldiques choisis en 1910 : la croix rouge sur fond blanc de la ville de Milan et la guivre de la famille Visconti (noblesse lombarde moyenâgeuse).

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Une sublime robe rouge

Les plus grands noms du design automobile sont associés à Alfa Romeo. Bertone dès 1953 avec la Giulietta Sprint, Pininfarina en 1955 avec la Giulia Spider ou encore Zagato. Ancré dans les gènes du constructeur italien, le dessin des modèles – historiques ou actuels – fait toujours l’objet d’une attention toute particulière. Et bien souvent c’est une merveille.
Chaleureux et puissant, celui de l’Alfa Romeo est musculeux. Tout en puissance, mais sans agressivité l’Alfa Romeo 4C est une barquette aux proportions parfaites. Trapue, seules deux arrêtes partent de l’emblématique calandre triangulaire pour rejoindre la baie de pare-brise et ainsi apporter au dessin la touche d’agressivité saillante à la 4C. Des phares ronds à l’arrière et noyés dans du carbone à l’avant, l’Alfa Romeo 4C mélange touches de modernité avec tradition. Deux larges prises d’aires viennent faire leur office et rappeler qu’il s’agit ici d’une voiture sportive. Si vous aviez un doute venez jeter un oeil à l’intérieur.

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Un nid rustique de carbone

L’intérieur est frappant pour deux raisons : sa simplicité et la quantité orgasmique de carbone. À bord de l’Alfa Romeo 4C, on est accueilli par un magnifique berceau en carbone qui reçoit un cockpit minimaliste. Majoritairement constitué de pièces déjà existantes au sein du groupe, l’intérieur affiche une sportivité presque sauvage. Noir, avec quelques touches de rouge, comme les sur-piqûres des sièges. Le parti pris par Alfa Romeo concernant l’intérieur est assez spécial. À la quête du moindre gramme à économiser pour atteindre les 895 kg, l’intérieur se veut sportif. Pour cela, la direction assistée ainsi que l’amplificateur de freinage ont été supprimés mais pourtant un mauvais auto-radio a été conservé. Étonnant. Et, si l’auto-radio est un détail, c’est plus grave lorsque l’on constate que les sièges baquets, très beaux, ont un maintien très discutable. Quelque soit le gabarit. C’est le véritable défaut de cet intérieur puisque tout le reste est justifié par son poids plume et son comportement dynamique. Mention spéciale pour le pédalier en aluminium qui est parfait, irréprochable.

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Sportive de nature

Les séries C ont toujours eu un côté sportif qui leur a collé à la peau. Que ce soit pour la 6C (6-cylindres) de 1929 à 1947 qui est née sur les bords de la Mille Miglia, la 8C (8-cylindres en V) qui s’est positionnée de 2007 à 2010 comme la supercars made-in Alfa Romeo ou encore cette dernière Alfa Romeo 4C (4-cylindres, vous avez compris ?) empreinte de compétition et de carbone.

Légitimement, les attentes concernant cette 4C étaient grandes. Son intérieur simplissime ne pouvait être pardonné sans un comportement sportif irréprochable et à la hauteur de son look. L’Alfa Romeo est brillante. Le poids plume de carbone et d’aluminium rend la 4C très sportive. Son moteur, en position centrale-arrière, vous embarque pour former un tout avec la voiture. Dans votre dos, le moteur partage avec vous la moindre de ses actions, comme embarqué, l’absence de direction assisté offre une remontée d’information directe. Vous faites corps avec la voiture et la route. Explosive avec son bloc 4-cylindres de 1742cc de 240ch, l’Alfa Romeo 4C vous demandera une concentration de chaque instant mais vous le rendra avec un châssis rivé au sol et des trains d’une précision jamais usités jusqu’alors. Le freinage est puissant ; presque trop dimensionné, l’avant (très léger – car n’accueillant que…rien !) a tendance à bloquer, mais parfait pour l’arrière (plus lourd – accueillant bagages et moteur). Insupportable sur autoroute, stressante en ville, l’Alfa Romeo 4C est faite pour le sport automobile et extrêmement attachante.

En définitive, l’Alfa Romeo 4C brille par une philosophie appliquée à la lettre du « light is right* », malgré ses défauts, elle est tellement séduisante qu’on parviendrait à oublier son prix très élevé de 61.000€.

*Light is right = la lumière c’est bien. 

3 Commentaires

  1. Florian Sanson 4 novembre 2014 à 18:53

    BON CA SUFFIT MAINTENANT ???
    On s’inscrit où pour le cours de photo du coup ? J’en ai marre.

  2. Pingback: Vidéo Garage des Blogs : Alfa Romeo 4C - Contreappel

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