Essai : Audi A7 Sportback V6 Bi-TDI

A sa sortie en 2011, l’Audi A7 m’avait fasciné par sa prestance. Imposante, racée mais surtout statutaire. Il me tardait de faire plus ample connaissance avec ce modèle que je trouvais si beau.

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Faceliftée en 2014, l’Audi A7 n’a pas perdu de son charisme, bien au contraire, elle a gagné en agressivité avec une nouvelle calandre, de nouveaux pare-chocs, de nouvelles sorties d’échappements et de nouveaux feux. Ça fait pas beaucoup d’éléments et pourtant cette cure de jouvence apporte beaucoup au modèle qui reste au goût du jour malgré ses 6 ans d’existence. La nouvelle calandre adopte des traits plus fins au même titre que les phares qui adoptent la technologie Matrix LED.

Cette technologie permet de moduler le faisceau lumineux des phares et, sans éblouir la voiture qui nous précède ou nous fait face, d’avoir une visibilité accrue. Cette dernière génération de feux détecte également les intersections qui sont automatiquement éclairées. Pour finir, et c’est purement esthétique, les clignotants sont « dynamiques » c’est-à-dire s’allument progressivement et c’est très beau. 

Enfin, les bas de caisse délaissent les sorties d’échappements rondes au profit de sorties rectangulaires : plus discrètes, toujours aussi sonores et un peu plus raffinées.

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« Sobre, sportif et élégant »

L’intérieur de l’Audi A7 est à la fois sobre, sportif et élégant. Bien évidement il n’y a que des matières nobles. On retrouve du cuir, du bois et les rares parties en plastiques sont de très bonne facture.

Visuellement, c’est très mesuré, le luxe se fait sentir avec discrétion. On est accueilli par deux sièges baquets propres à la finition S-Line magnifiques, surpiqués et griffés au nom de la finition. Entre le passager et le conducteur on retrouve une large console centrale qui accueille tout l’espace de contrôle du système multimédia MMI. Depuis ce système on accède – bien sûr – au GPS, à la radio numérique, aux options du téléphone et aux services multimédia. Ce système abandonne (enfin !) le câble propriétaire Audi au profit de deux ports USB. Synchroniser son téléphone devient nettement plus pratique.

Un large écran centralise toutes les fonctions du MMI et donne accès à tous les réglages du véhicule. Très complet et le niveau de réglages est impressionnant. Du niveau sonore du radar de recul au Audi Drive Select gérant l’ensemble des organes dynamiques de la voiture : de l’efficience au dynamisme jusqu’aux réglages sur mesure quasiment tout est paramétrable. Un répétiteur TFT prend place entre les deux compteurs et offre la possibilité au conducteur d’y répéter les informations du MMI. Très pratique, cet écran accueille également le système de vision nocturne qui permet de mettre en exergue toutes présences humaines ou animales : salvateur en cas de mauvaises conditions météo. Un point important est également à souligner concernant l’Audi A7, c’est sa visibilité. Malgré un gabarit intimidant, à son bord on prend très rapidement la mesure de la voiture ; une large baie de pare-brise aux montants latéraux fins offre une très bonne vue d’ensemble.

Après le toucher et la vue, place à l’ouïe signée Bang & Olufsen : cristallin, le son est irréprochable. Le tout saupoudré de la mélodie rauque du V6.

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La motorisation parfaite ?

Bien sûr, l’Audi A7 accueille dans sa gamme un gros V8 essence de 4.0L offrant 420ch (Audi S7) ou 560ch (RS7) et évidemment des performances plus musclées que le V6 de 2967cc. Cependant, ce bloc plus coupleux que celui de la motorisation S7, offre des performances excellentes et permet une conduite très dynamique tout en offrant une rondeur et une souplesse d’un confort inouï. Moins brutal mais tout aussi efficace, ce V6 est surprenant de qualité. Bien qu’il soit diesel, ce moteur associé au système de « sound box » de la marque aux anneaux ravie nos oreilles avec un grondement sourd qui donne un chouette caractère au V6.

  • Moteur : 6-cylindres en V
  • Cylindrée : 2967 cc
  • Puissance : 320ch à 3900 tr/min
  • Couple : 650 Nm à 1490 tr/min
  • Transmission : intégrale permanente, quattro
  • Boite : BVA 8 – Tiptronic
  • Poids : 1895 kg
  • 0-100 : 5,2 sec
  • V-Max : 250 km/h
  • Reservoir : 75L

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Idéale pour le touring

Comme souligné plus haut, il existe des motorisations plus en adéquation avec de la sportivité pure. Bien que les performances du V6 soient très bonnes et que l’attaque soit largement envisageable sa destinée est tout autre : le touring.

Avaler les virages avec dynamisme mais sans violence : voilà ce que sait très bien faire l’Audi A7 dans sa version V6 Bi-TDI. Très généreuse en couple, les relances seront vives et l’accélération très linéaire. La technologie quattro donne à l’ensemble une motricité sans faille et annihile toutes possibilités de sur-virage involontaire. Le système Audi Drive Select permet, quant à lui, de façonner le ressenti du pilote à ses goûts : dynamisme de la direction, énervement des pédales, dureté des suspensions, vitesse des passages de rapports : tout y passe pour avoir une voiture la plus proche du comportement qu’on aime : avec ça il faut l’admettre il est difficile de lui trouver de profonds défauts.

 

2 Commentaires

  1. jonathan 23 mars 2015 à 00:14

    Superbe article. C est vrai que cette A7 est sublime. Chaque fois que j en croise une je ne peux M empêché de la regardé.

  2. Pingback: #AudiFIS - Quand Audi débarque au ski ! - Contreappel

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