Essai : Audi TT Roadster & Audi TTS

Depuis le temps qu’on en parle, il me tardait d’essayer l’Audi TT. C’est direction les îles Canaries que nous ont été confiés le temps du séjour les deux versions les plus sexy de ce modèle : l’Audi TT Roadster et l’Audi TTS.

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La genèse

En version coupé ou cabriolet, l’Audi TT est un modèle emblématique. Ce dessin, très particulier, est imaginé par Thomas Freeman. Puis en 1995, il sera présenté un concept très proche de la version de série qui voit le jour en 1998. L’Audi TT tirerait son nom de la NSU Prinz (1958-1967) dont les versions sportives (4-cylindres, 1200cc, 43ch) étaient agrémentées de la dénomination TT ou TTS en rapport avec la mythique course de l’Île de Man.

Aujourd’hui, Audi est à sa troisième génération du modèle qui – à travers les âges – a su garder cet ADN fort propre au modèle. Disponible en version coupé ou roadster, l’Audi TT s’est aussi déclinée par le passé (2009) en version RS et RS Plus offrant jusqu’à 360ch.


 

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Audi TT : un ADN unique

Les lignes de la nouvelle Audi TT sont tranchantes. Sous tous les angles, à l’exception de la ligne de toit, l’Audi TT offre un angle saillant. On retrouve des optiques très affutées dont la signature visuelle augmente l’agressivité. Une nouvelle grille Single Frame trapézoïdale orne la face avant. La nouvelle Audi TT, comme la R8, accueille désormais le sigle de la marque sur son capot. La nouvelle Audi TT reçoit également une nouvelle signature visuelle au niveau des feux qui sont plus fins et structurés en barrettes : à l’image du dessin global.

Disponibles avec l’option Matrix LED, la nouvelle TT hérite de la petite touche Audi qu’on aime tant, les clignotants dynamiques dont le clignotement défile dans la direction que va prendre la voiture. Les versions S affichent leur différence avec les superbes capots de rétroviseurs en aluminium, la calandre chromée, les badges TTS ainsi que les quatre sorties d’échappements.

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La version cabriolet, on enlève le haut via une capote souple en toile c’est un gain de poids (seulement 39kg pour le toit souple), mais aussi de temps : le toit de l’Audi TT Roadster se rétracte en seulement 10 secondes jusqu’à 50km/h et ce sans empiéter sur le volume du coffre de 280l. Enfin, ses passages de roues imposants ne sont pas sans rappeler le dessin originel de l’Audi TT et se posent en garant de l’ADN si fort de ce modèle.

Audi TT Roadster

Virtual Cockpit : le futur

Audi brillait déjà depuis des années pour la qualité de ses intérieurs, mais depuis quelques années ce dernier souffrait d’un microcosme intérieur un brin austère, voir vieillissant sur certains modèles. Vraisemblablement conscient de ce point, Audi présente en 2014 à l’occasion du salon de Los Angeles le concept Audi Prologue équipé de ce mystérieux Virtual Cockpit. Équipé pour la première fois sur cette nouvelle génération de la TT, le Virtual Cockpit apporte à l’intérieur de cette voiture un souffle nouveau, mais pas seulement.

En effet, l’arrivée de cet écran de 12,3 » en lieu et place des compteurs derrière le volant est une vraie révolution.

  • Stylistique d’abord, l’intérieur devient minimaliste et très design.
  • Puis ergonomique, on perd l’habitude de quitter la route des yeux.

S’il faut un peu de temps pour repérer où se trouve chacune des nombreuses informations disposées, l’utilisation ne diffère pas du système MMI habituel et très complet. La version S s’offre un affichage spécifique qui met en plein milieu un compte-tours qui prend toute la hauteur de l’écran et facilite la gestion des rapports en mode manuel. Habile, mais ne manquerait-il pas un HUD pour parfaire cet habitacle ? À méditer…

En outre, l’intérieur reste très bien conçu. Offrant 2+2 places, à son bord on se sent bien. Toujours dans l’esprit minimaliste de l’intérieur, les ouïes d’aération accueillent désormais leurs propres réglages ce qui laisse par ailleurs beaucoup d’espace pour d’astucieux rangements. La version cabriolet s’équipe de souffleurs situés au niveau de la nuque pour réchauffer de façon encore plus efficace les occupants des places avants : très confortables quoi qu’un peu bruyants. Pour finir, le bruit est vraiment le point faible de la version cabriolet qui souffre tout de même de nombreux bruits de vents rendant – au delà de 110km/h – toute conversation vraiment compliquée.

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A l’assaut de l’asphalte !

Audi TT S Coupé – 2.0L TFSI 310ch quattro S-Tronic 6

Si dans TT il y a « Tourist » il y a aussi et surtout « Trophy » ! Et ça, la nouvelle Audi TT S ne l’a pas oublié. On le sait, depuis longtemps en matière de châssis, Audi sait y faire. Pas très joueur, mais redoutablement efficace. Accouplé au système quattro l’attaque en courbe peut être très vigoureuse. Le châssis – surbaissé de 10mm sur les version S – est très sain et le système Magnetic Ride lui confère une bonne polyvalence. Si bien entendu l’ensemble reste ferme, le système Audi Drive Select offre une large gamme de comportements allant de l’efficience au sport en passant par le confort.

À son volant cela donne un comportement très agile et une motricité constante. La boîte à double embrayage S-Tronic est rapide en mode Sport, mais le mode Manuel un peu intrusif ne permet pas d’aller près des rupteurs ce qui – en conduite dynamique – peut, pourtant, s’avérer très utile. Heureusement le constructeur aux anneaux laisse le choix à ses clients entre les deux boîtes S-Tronic ou mécanique. Cette dernière est d’ailleurs précise, bien étagée un peu ferme, mais au verrouillage et au guidage irréprochable. N’oublions pas non plus la sonorité : une vraie réussite. Monter dans les tours est jouissif.

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Audi TT Roadster – 2.0L TFSI 230ch quattro S-Tronic 6

Comme stipulé plus haut, dans TT il y a « Trophy » mais aussi « Tourist« . Et ça, la nouvelle Audi TT Roadster ne l’a pas oublié. Plus polyvalent que l’Audi TTS, la version Roadster offre un agrément de conduite excellent. Moins raide que la TTS, la version Roadster gagne en rondeur. L’architecture a été travaillée pour que la perte du toit n’engendre pas de perte de rigidité, par conséquent, ses trains roulants restent très sains pour cette motorisation loin d’être chétive. La sonorité, moins rauque, n’est pas pour autant moins envoûtante : la sonorité du 4-cylindres a été tout aussi bien travaillée.

Le freinage, identique à celui de la Audi TTS Coupé, est performant. La pédale est ferme et l’ensemble endurant. Les routes escarpées de Fuerteventura n’épargnant pas ces derniers, aucun changement de comportement n’a été constaté tout au long de ces 1 000km d’essais.


On aime : 

  • Son ADN fort ;
  • Le comportement sain ;
  • La sonorité envoûtante.

On aime moins : 

  • Les bruits d’airs de la version Roadster ;
  • Le mode Manuel trop intrusif de la boîte S-Tronic ;
  • Le manque de remontées d’informations du volant.

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2 Commentaires

  1. Pingback: [ESSAI] Audi TT Roadster ou TTS, TTrop dur de choisir | w3sh.com

  2. Saint-Julien 16 juillet 2015 à 14:45

    Trop belle cette petite allemande. J’ai envie de prendre la route avec cette beauté, mais dommage, je ne peux pas me permettre de m’en procurer une. Un jour peut être

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