Essai : Ferrari California T

Troisième Ferrari à passer entre nos mains et c’est toujours une expérience extraordinaire. Croiser le regard émerveillé des personnes que l’on rencontre à son bord, essayer de contenir un rire nerveux lorsque son V8 s’anime : autant vous dire que la prendre en main est un pur moment de plaisir.

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Plus d’agressivité

C’est en effet la première impression que donne la nouvelle Ferrari California T lorsque l’on croise son regard. Si dans l’ensemble la nouvelle California T garde le même esprit que la California, il n’en demeure pas moins qu’elle gagne ce coup-ci en agressivité. Le plus flagrant étant les optiques avant, plus fins, ils viennent s’étirer le long des ailes avant conférant à la Ferrari California T un regard plus vif. Son capot avant, toujours aussi long, abandonne la prise d’air centrale face à la route au profit de deux entrées d’air séparées par une arrête centrale. Cette arrête vient dynamiser encore une fois l’allure de la nouvelle Ferrari California T. L’arrière, quant à lui, n’échappe à pas à la règle, des diffuseurs béants viennent ajouter une touche supplémentaire de sportivité au même titre que les feux arrières, désormais à LED et plus fins. Par ailleurs, on retrouve toujours de longues lignes aux courbes généreuses misent en contraste par quelques arrêtes tranchantes. Mélange subtil dont le cabinet de style de Pininfarina a le secret. En définitive, si la Ferrari California T n’est pas la plus agressive des Ferrari elle demeure extrêmement séduisante et ne manque pas de caractère.

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On se recentre

La California rejoint ses grandes soeurs et adopte la même ergonomie que les autres membres de la famille Ferrari et adopte un cockpit identique à la Ferrari 458. Fini les commandes Fiat qui entachaient un peu le prestige du modèle : tout est au volant. L’attention du conducteur est donc centrée sur le cockpit et la route. Enfin presque, puisque tout le système multi-media reste déporté au centre. Pas évident à prendre en main, il demeure cependant très complet et accueille le nouveau système CarPlay.

L’intérieur est entièrement habillé de cuir et de carbone, le plastique n’a évidemment pas sa place à bord. Notre version était équipée de sièges type « Daytona » avec des inserts en Alcantara (<3 !) et offrent un maintien excellent. La console centrale de la nouvelle Ferrari California T reçoit un nouveau petit écran qui prend place entre les ouïes d’aérations affichant l’heure, la température extérieure, la pression du turbo et son efficience. Un détail peut-être mais qui apporte beaucoup d’élégance à cet intérieur.

Enfin, l’intérieur est parfaitement assemblé et on se sent parfaitement à l’aise à son bord. Cependant, la visibilité n’est pas optimale, son long capot et ses lignes plongeantes étant principalement responsables de ce phénomène que les caméras avant, latérales et arrière enrayent sans trop de difficultés. On regrettera tout de même les bruits de structures très présents lorsque la capote est fermée.

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Un volant de F1 ?

Prêtons un peu d’attention au volant, voulez-vous. Ferrari est le premier constructeur à avoir importé cette technologie dans ses voitures de série. Tout recentrer à un seul endroit était un pari osé tant l’ergonomie et la prise en main de la voiture se voit modifiée. La jante du volant méplat accueille le klaxon avec deux boutons situés au niveau des pouces lorsque l’on positionne les mains à 09h15. Le haut du volant – quant à lui – dispose de 5 diodes rouges qui s’allument les unes après les autres plus l’on se rapproche de la zone rouge. En plus d’être pratique c’est intimement lié à votre sourire : plus y a de diodes allumées plus votre état d’euphorie s’accentue.

Le centre du volant héberge les clignotants, les essuies-glaces, les pleins phares (le réglage on/off – auto étant sur le côté), le pilotage des suspensions, le démarreur et le manettino Ferrari. Trois modes disponibles « confort », « sport » et « esc off ». Exit donc le mode « wet ». Enfin, derrière ce volant on retrouve les magnifiques grandes palettes fixes en carbone qui actionnent la boîte à 7 rapports à double-embrayage.

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100ch et un Turbo

25 ans après la Ferrari F40, voici le retour du Turbo chez Ferrari. Que les puristes du moteur atmosphérique se rassurent immédiatement, l’opération est indolore pour la nouvelle Ferrari California T tant les deux turbos confèrent à la voiture un comportement linéaire. La recette réside dans leur taille ; plus petites les turbines « twin-roll » accusent moins d’inertie et la gestion de la suralimentation plus variable confère un comportement plus souple et sans latence.

Dans la pratique, il s’agit surtout d’une voiture qui gagne 15% sur sa conso 100ch. Au delà de la puissance pure, la Ferrari California T est à la fois féroce et prévenante. Malgré le cheval cabré qui trône un peu partout, la Ferrari California T est une GT et non une super-sportive. Cependant ses sprints à la violence prodigieuse, la technologie MagnaRide et la droiture de son train avant laissent planer un vrai doute. Sans parler de sa boîte de vitesse. Référence absolue. Elle est rapide, précise et d’une efficacité sans faille. Elle demeure, cependant, très prévenante avec un ESC (déconnectable) qui intervient très tôt et le système de contrôle de la traction F1-Trac qui vient dompter les 560ch à la place du conducteur et la placer au rang de super-GT.

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Comment conclure un tel essai ? Aucune idée. Une chose est sûre : au volant de cette bestiale Ferrari California T, les 730ch de la Ferrari F12 Berlinetta font froid dans le dos tant cette GT est sportive.

 

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