Essai – Golf GTI, une belle harmonie

Extérieur – une forte identité

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Golf, à travers les âges, a su se construire une image forte et singulière. Si la VW Golf VII GTI a un dessin musclé, ce dernier se différencie fortement de celui d’une Golf VII de la gamme classique. Grille en nid d’abeille, un liseré rouge soulignant le regard des phares avant relie l’un à l’autre. Des étriers de frein rouges ainsi que des badges GTI  composent également la panoplie complète de cette version.
Rabaissés de 15mm, les bas de caisse sont aussi propres à ce modèle avec des ailettes aéro qui viennent accompagner les phares anti-brouillard. Agressif, le regard de la face avant est sans concessions. L’arrière, à l’inverse, est plus sobre : seules les deux sorties d’échappement chromées viennent chahuter la douceur de la ligne. La ceinture de caisse, quant à elle, reste identique à celle d’une Golf classique, à l’exception d’un joli badge GTI qui prend place sur les ailes avant.
Harmonieux et reconnaissable, en définitive, le dessin de cette GTI est plus corsé que le précédent et le choix de la couleur sera crucial pour la mise en avant (ou non) de ses attributs sportifs. En effet, les éléments constitutifs de cette GTI laisseront le choix au propriétaire de les rendre visibles et contrastants avec un blanc oryx ou un rouge tornado, là où un bleu marine ou noir les rendra, bien sûr, nettement moins tape-à-l’œil.

 

 

Un intérieur marqué au fer rouge

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À l’intérieur, difficile d’oublier qu’on se trouve aux commandes de la version GTI. Légendaire, le tissu des sièges baquets en tartan écossais est l’un de ses signes les plus distinctifs. Plus discret néanmoins, le cuir sera simplement surpiqué de rouge. Le volant en cuir – également surpiqué de rouge – est aplati et a un look rétro avec sa forme tulipée et le contour des branches chromé. Ce dernier est très réussi et confère à l’intérieur une petite touche d’excentricité qui rend l’ensemble plus exotique. Au niveau de l’assemblage, la rigueur germanique marque encore des points et frise le sans fautes, à l’exception d’une isolation phonique qui est perfectible. De nuit, une frise lumineuse rouge viendra vous rappeler, une fois de plus, que vous êtes bien à bord de la version GTI.

Équipée du système de navigation et multimédia Discover Media Pro (option à 1690€), la Golf GTI offre un beau panel  de gestion des médias via un grand écran tactile de 5,8 pouces. Complet, ce système offre également la possibilité de transformer la voiture en hot-spot WiFi via une carte SIM à intégrer. L’on regrettera tout de même l’absence de port USB au profit d’une solution propriétaire.

En termes d’ergonomie, la console centrale est plutôt épurée et l’écran tactile est clair et lisible. Amusant, l’écran détecte l’arrivée de vos mains et ouvre automatiquement un menu, caché en temps normal. Le volant multi-fonctions porte bien son nom et compte pas moins de 20 boutons (palettes inclues) dont l’utilisation, sans quitter les yeux de la route, demande un entraînement long et fastidieux mais permet de quasiment tout faire sans lâcher le volant.
Enfin, les aides à la conduite comme l’Active Cruise Control (ACC – régulateur de vitesse adaptatif) et le Front Assist (freinage automatique face à un obstacle) confère un sentiment de sécurité certain.

Une fougue contenue

Le 4-cylindre de 2.0L TSI développe 220ch entre 4500 et 6200 tr/min et un couple de 350Nm, disponible dès 1500 tr/min. Vitesse de pointe : 244 km/h. Efficace, la Golf GTI l’est sans conteste. La boîte DSG-6, bien étagée, est difficilement critiquable et permet de bien tirer parti du performant moteur, exception faite de l’utilisation de son mode manuel trop rapidement bridé au profit du mode automatique. Équipée d’un différentiel électronique à glissement limité, la puissance passe relativement bien au sol mais une version 4-Motion lui aurait donné plus de motricité. Aux commandes, la direction, progressive et adaptée à la vitesse, est agréable au même titre que le ressenti des pédales, qui est direct.
Le châssis est très sain et, couplé à un freinage d’excellente qualité (voire puissant), son comportement est très bon. L’accélération est également franche et abat le 0 à 100 en 6,5 secondes, le tout dans une sonorité très chantante.
Tous ces éléments font de la Golf VII GTI une bonne sportive dans sa catégorie. Pourtant, il lui manque quelque chose : un aspect joueur a disparu au profit d’un confort certain. C’est un choix discutable de la part de VW, mais la Golf R – sportive sans concession – apportera sûrement une réponse plus tranchée à cette critique.

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Trois qualités ont retenu majoritairement mon attention. Par ordre d’importance, c’est tout d’abord le design de cette GTI qui me plaît : sobre et mordant à la fois – un joli mélange ! Sa pêche est indéniable et, enfin, son intérieur est bien pensé.

– Guillaume, 30 ans, propriétaire d’une Golf VI

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