Essai : Jeep Cherokee

Après l’essai du Jeep Renegade l’occasion s’est présentée d’essayer son grand frère plus ancien et bien différent des anciens dessins de la marque.

On casse les codes

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Récemment arrivé dans la gamme Jeep, le Cherokee est l’OVNI stylistique de la marque. Il renie tous les codes qui ont fait de Jeep un constructeur reconnaissable parmi tous. Plus en rondeur, il est reconnaissable par le dessin de sa calandre très caractéristique. Fuselé, le nez arbore des feux profilés qui viennent se fondre dans le dessin. La ceinture de caisse est très haute, elle plonge vers l’avant depuis des phares arrières très hauts.

Il signe une nette rupture avec les modèles précédents et perd cet aspect retro qui faisait le charme des anciens modèles.

Un intérieur cosy

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Cette version Trailhawk est bardée d’options et le confort à son bord est remarquable. Les sièges en cuir sont brodés au nom de la finition et apportent une touche de couleur appréciable. En hauteur à son poste de conduite, la visibilité est bonne bien que le capot très plongeant demande un petit temps d’adaptation. L’ergonomie est intuitive, les éléments tombent sous la main facilement y compris la gestion des organes de conforts comme les sièges chauffants ou le volant chauffant dont les interrupteurs sont placés au sein de la console multimedia. Cette dernière est dotée d’un écran généreux de 8.4 pouces où radio, navigation, téléphone, media et climat sont disposés. Il confère notamment la possibilité de personnaliser le Jeep Cherokee et de le façonner aux habitudes de son propriétaire en actionnant et mémorisant les réglages des sièges chauffants par exemple. Pratique en hiver. Seule ombre au tableau, le pommeau de vitesse un peu disgracieux aux plastiques peu flatteurs. Au delà de ça, il offre de nombreux rangements dont l’astucieux logement sous le siège passager qui permet de dissimuler d’éventuels objets de valeurs. Enfin, l’insonorisation est bonne ce qui fait du Jeep Cherokee un très bon routier.

Un bon routier

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Equipé du valeureux V6 de 3,2L, le Jeep Cherokee développe 272ch couplés à une transmission intégrale et une boite automatique à 9 rapports. Compte tenu de la taille de son moteur, les 9 rapports viennent tirer vers le bas la consommation de cet imposant moteur. Bien évidement, comme son grand frère le Grand Cherokee, la mélodie de son V6 est un atout non-négligeable : la sonorité est douce, chantante et surtout attachante. En outre, il donne au Jeep Cherokee la possibilité d’être dynamique malgré son poids. Ce dernier se fait ressentir au niveau du train avant un peu apathique et de la direction qui remonte peu d’information. Enfin, il avale les kilomètres sans difficulté ni bruits de vent. On regrettera tout de même la cartographie de la boite automatique qui semble privilégier toujours la performance au km/h près plutôt que la consommation et qui – par conséquent – ne tire pas forcément parti de toutes les vitesses disponibles.

On sort de la route

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La Willys de 1941 ou encore le Wrangler sont des légendes de la marque et des références absolues en franchissement. Les attentes en matière de performances off-road sont légitimement grandes car associer à un modèle Jeep des performances 4×4 en lui apposant le badge « Trailhawk » c’est directement le positionner en vrai franchiseur.

Vérifications faites : le Cherokee est un bon franchiseur. Il passe dans les mêmes zones que le brillant Wrangler. Le blocage électronique du pont arrière lui redonne une motricité incroyable qui associé au système Selec-Terrain de Jeep permet de franchir tout types d’obstacles. Il pourrait franchir bien plus si l’on était pas freiné par son large gabarit et sa belle plastique.

Conclusion

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En définitive, Jeep, avec ce nouveau Cherokee a marqué un tournant stylistique avec ce modèle qu’ils ont rendu moins rustique. Apte au franchissement, la version Trailhawk offre également un excellent confort et des performances routières très honorables. Le sonore V6 est forcément un peu gourmand, c’est le prix à payer pour offrir un comportement si dynamique.

Le détails qui tue : le crochet rouge vif à l’arrière et la trappe sous le siège passager

Le détails qui pue : la cartographie de la boite 9 qui ne permet pas vraiment d’optimiser la consommation et qui enclenche que rarement le 9e rapport.

Commenatires

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