Essai – Lexus CT200h

Quelques jours avant le Salon de Genève, Lexus – marque premium du constructeur japonais Toyota – nous présente la dernière mise à jour de sa citadine la CT200h. Direction Rome, capitale italienne et porte-drapeau de la conduite anarchique.

Un dessin extérieur paradoxal

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La Lexus CT200h 2014 n’est qu’un facelift de la version précédente. Pas de grands changements donc concernant la citadine nipponne. La nouvelle Lexus CT200h est dotée d’une ceinture de caisse haute et sans complication à l’exception de la portière arrière dont la carrosserie vient monter jusqu’en haut de la vitre. Le dessin est paradoxal tout de même car vient contraster avec cette silhouette fluide une face avant bien plus alambiquée. En effet, la calandre de la Lexus est l’élément majeur de ce restylage. Reprenant le dessin trapézoïdal propre aux derniers modèles de la marque, la face avant offre une agressivité qui vient dynamiser la sagesse de la ligne. C’est vraisemblablement son plus bel atout stylistique puisque, sinon, l’ensemble manque un peu d’excentricité.

Un intérieur premium qui se cherche

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Il faut l’admettre, l’intérieur est très bien conçu. Commençons par l’assise. Elle est bonne, avec de beaux sièges en cuir qui ne souffrent d’aucun défaut. Le confort est vraiment au rendez-vous. En termes d’ergonomie, toutes les nombreuses commandes tombent sous la main et sont faciles d’utilisation. De manière générale, le cockpit de la CT200h est très bien conçu, mais l’omniprésence de plastiques et la qualité perçue des matériaux utilisés viennent entacher ce tableau. Le positionnement premium de la CT200h ne se ressent pas. Disponible avec deux versions multimédia différentes, la CT200H peut être équipée d’un système simple et entrée de gamme tout comme il est possible d’accéder à la version supérieure qui offre des fonctions additionnelles comme Google Street View ou Panoramio. Cette dernière version viendra modifier les compteurs du tableau de bord, remplaçant le petit écran monochrome par un plus grand écran TFT.

Au rayon des bonnes surprises tout de même, deux nouvelles arrivées viennent améliorer la qualité de vie à bord. Du bambou pour commencer. En effet, la dernière Lexus CT200h offre une qualité sonore d’excellente facture, notamment grâce à l’arrivée d’un nouveau composé à base de charbon, fibres et résine de bambou dans la fabrication des 6 à 13 hauts-parleurs disponibles sur le modèle. Enfin, la connectivité s’invite également à bord avec une borne qui transforme votre Lexus en hotspot WiFi pour ses passagers.

Un comportement cohérent

Une seule motorisation est disponible sur la CT200h. Il s’agit d’un 4-cylindres en ligne, essence, offrant un couple de 144Nm pour un total (électrique inclus donc) de 136ch. Silencieux et souple, le moteur est linéaire par sa nature même, mais également grâce à sa boîte E-CVT. Pilotée électroniquement, elle permet également de bloquer le système hybride en position uniquement électrique et de réduire les émissions à 0. Aucune ambition sportive vous l’aurez compris, mais un agrément de conduite à la hauteur des espérances qu’on est en mesure d’attendre de cette citadine premium.

En définitive, il s’agit d’un modèle de bonne fabrication bénéficiant de la fiabilité de Toyota, mais dont les signes extérieurs et intérieurs de richesse sont perfectibles afin d’attaquer réellement le marché des citadines premium. Sa motorisation, unique, et l’absence d’un système plug-in font de la CT200h un modèle à part du marché. Il y a – malheureusement – fort à parier que l’arrivée des constructeurs allemands sur ce même marché de l’hybride rende définitivement la Lexus CT200h obsolète. Cependant, il est non moins probable que le constructeur nippon nous réserve de belles surprises à venir pour la prochaine version de la CT200h lorsque l’on voit les bijoux – sans concession aucune – qui nous ont été présentés ces derniers temps.

Une chose est sûre, ce n’est pas la nomination de Chika Kako – ancienne assistante des ingénieurs en chef des Lexus RX et IS – à la tête du développement ingénieur de la CT 200h qui viendra contredire cette dernière hypothèse.

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