Essai : Maserati Ghibli S Q4

Lorsque l’essai de la Maserati Ghilbli a été confirmé, ce sont mes oreilles qui se sont émoustillées en premier. Mais, j’avais surtout ma curiosité piquée au vif avec l’arrivée de ce V6.

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Un extérieur qui a du piquant

Le piquant n’est pas seulement du au trident qui trône fièrement sur la calandre. C’est surtout sa ligne qui – comme à l’habitude de Maserati – mêle agressivité et élégance. En effet, Marco Tencone, le chef du design du constructeur a su créer un subtil mélange d’un avant menaçant à l’élégance d’une ligne presque provocante. Le capot est plongeant vers un nez caractéristique de la marque. Les phares reprennent le style des années précédentes avec une touche de modernité en plus : plus fins ils prennent le forme d’une virgule à l’intérieur de laquelle sont repris les formes des intemporelles ouïes latérales. Le reste de la ligne est équilibré, des lignes douces se terminent sur des arrêtes plus tranchantes faisant – il faut l’avouer – de cette Maserati Ghibli S Q4 une véritable merveille. Sa sportivité s’affiche plus discrètement. Les quatre sorties d’échappement sont un signe évident et participent, aux côtés des étriers rouges vifs et aux bas de caisses acerbes, à la rendre plus sportive. Légèrement fière, la Ghibli ne manquera pas de vous rappeler que vous avez sous les yeux une Maserati avec l’omniprésence du trident qui vient se loger un peu partout : sur les montants arrières, le capot du moteur, la calandre, la malle et les jantes dont les bâtons en reprennent la forme.

Néanmoins à l’instar d’une belle fragrance, la réussite d’un dessin automobile est une question de dosage. Il faut l’admettre celui de la Maserati Ghibli profite d’un merveilleux équilibre et est une franche réussite.

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Un intérieur déceptif

Disons les choses franchement, l’intérieur de la Maserati Ghibli n’est pas aussi séduisant que l’extérieur. Le confort est au rendez-vous, le cuir est aussi abondant que le carbone et pourtant une impression de « déjà vu » règne à bord. Et pour cause, l’intérieur de la Maserati Ghibli reprend presque trait pour trait l’univers de son cousin plus baroudeur : Jeep. C’est donc un équipement complet qui est à bord de la Maserati Ghibli avec un confort certain mais très loin de ce qu’on a pu connaître auparavant. La qualité perçue n’est pas celle à laquelle la marque au trident nous a habitués et c’est regrettable car ça annihile toute notion de luxe que l’on pouvait en attendre. Et même si la Ghibli affiche un tarif plus abordable que le reste de la gamme Maserati, à 86.000€ prix de base pour la S Q4, c’est gênant.

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Un V6 à la hauteur

Une fois digérée la déception de l’intérieur, le ronronnement du moteur vous rappellera que vous êtes bien à bord d’une italienne. Ça chante ! Toucher au fabuleux V8 qui équipait la précédente gamme était un pari risqué et pourtant, la sonorité est bien là. Le V6 de 3.0L de 410ch est présent et confère du répondant. La Maserati Ghibli est généreuse en sonorité, mais aussi en aptitudes sportives. Malgré des portes et un capot en aluminium, la Maserati Ghibli affiche plus 1,8T sur la balance, elle demeure capable, cependant,  de mener un rythme dynamique. Le couple, disponible tôt (1750tr/min), associé à un ensemble châssis/suspension sain, font de la Maserati Ghibli une bonne GT. En mode sport, le V6 se veut plus présent et la boite plus réactive mais la Ghibli souffrira toujours d’un léger manque de retour d’information au volant. Elle trouvera rapidement ses limites en conduite trop agressive mais se révèlera parfaite pour quelques virées sportives. La boite ZF à huit rapports est bien étagée, elle s’avère même rapide en mode automatique, les palettes souffrent d’un léger temps de réponse mais permettront d’insister sur quelques rapports. Cette version Q4 offre une transmission intégrale, gérée par un embrayage situé derrière la boite qui fait office de différentiel central permettant de passer la puissance du moteur aux roues avants. Piloté éléctroniquement, il permet une répartition 50/50 entre l’avant et l’arrière. Sur terrain gras (ndlr : comme pendant notre essai), la Maserati Ghibli S Q4 ne souffre d’aucune perte de motricité et sécurise l’action de chacun des 410ch de la voiture.

Merci à Maserati France pour cet essai.

Commenatires

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