Essai : Mazda MX-5

Mazda MX-5 1.8L MZR

En cette heure estivale, quoi de mieux qu’un petit cabriolet joueur pour affronter les longues semaines de farniente qui nous attendent ? Une référence fait rage dans cette catégorie, on parle bien sûr de la Mazda MX-5. Voyons si la petite nippone est aussi séduisante du haut de ses 126ch.

Mazda MX-5 aka Miata née en 1989

La MX-5 pourtant nippone est très proche des petites anglaises nées dans les années 70 ; du moins en ce qui concerne la philosophie de leur conception. Petites, basses et cabriolet. Il faut l’admettre entre les version NA et NC la MX-5 n’a pas radicalement changée : à vrai dire, seule la disparition des phares pop-ups marque vraiment le changement. Née entre les mains Tsutomu Matano son designer et Bob Hall le responsable produit, la Mazda MX-5 avait pour postulat de départ de donner vie a un petit coupé léger. En effet, la Mazda doit sa réputation plus à son poids qu’à sa puissance. Concept partagé par de nombreuses petites anglaises à l’image des Lotus Elan et autres Triumph Spitfire. Ça fait maintenant 25 ans que ça dure : preuve si l’en est que « light is right ».

Séduisante, efficace et sans excès

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Vous l’aurez donc compris, la Mazda MX-5 n’est pas puissante, mais attention, il s’agit pourtant bien d’une sportive. Ayant fait la connaissance de la version 160ch lors d’un tournage Garage des Blogs, force est d’admettre que la belle m’avait bien séduite. Moins de puissance ce coup-ci, mais alors moins de plaisir ?

Et bien, évidemment, non. Comme énoncé plus haut, ce qui fait la qualité de cette petite propulsion c’est avant tout son gabarit et sa conception même. Basse, très basse, c’est au raz du sol que l’on pilote la MX-5 ce qui confère une impression de vitesse d’autant plus agréable que la position de conduite est très allongée : un vrai plaisir de conduite. Mue par les roues arrières sur lesquelles le conducteur est assis, la prise en main se fait très vite et l’appel de la route devient vite pressant. À l’aise en ville, son petit gabarit se défend pas trop mal sur l’autoroute bien qu’une 6e vitesse n’aurait pas été de trop. C’est évidemment sur les petites routes sinueuses qu’offre la campagne qu’elle se sentira le plus à l’aise. Raide, la Mazda MX-5 excelle pour sa liaison au sol. Son train avant est très incisif et pourtant c’est l’arrière qui est le plus remarquable : il est d’un dynamisme qui pousse au crime. On a envie de jouer des heures entières avec cette petite Mazda. Au fur et à mesure de votre sortie, malgré vous, le rythme augmentera jusqu’à rouler à fond. C’est aussi là que la MX-5 brille, le plaisir arrive à des vitesses respectables et légales. Cependant, révisez bien votre talon-pointe : un retrogradage trop brutal bloquera immédiatement l’arrière. Détrompez-vous, c’est un atout qui rend la conduite de cette Mazda MX-5 encore plus excitante.

34ch de moins que le 2.0L et pourtant le plaisir est le même. Bien sûr, les relances à bas régimes sont un peu plus molles, mais ni le 2.0L ni le 1.8L ne brille pas son couple. Il s’agit d’un moteur atmosphérique et comme tout « atmo » qui se respecte : c’est dans les tours que tout se passe. L’allonge et l’accélération sont encore plus mirifiques avec les 160ch – bien sûr – mais le 1.8L n’est pas à la traîne pour autant. Finalement la plus grande différence entre les deux motorisation réside dans la boite de vitesse. Toutes deux bien étagées, courtes, au verrouillage et guidage parfaits, le 6e rapport de la version 2.0L MZR de 160ch est un vrai plus. Suffisamment pour préférer cette  version.

Sa bouille attire le regard. Le dessin est simple sans complication avec des airs de RX-8 pour les ailes avants et les passages de roues. La Mazda MX-5 provoque la sympathie des gens qui la croise car elle est sexy sans être criarde. La version « ND » pointe le bout de son nez : gageons que cet exercice de style perdure.

Côté intérieur, pas grand chose. L’essentiel seulement : aucun gadget. Presque succinct, quelques petits attributs supplémentaires n’auraient pas été super-flux : un port USB voir même un vrai système d’infotainement/GPS auraient rendu la Mazda MX-5 encore plus désirable. La qualité du poste de conduite fait presque oublier ses menus défauts à l’exception du volant que l’on aurait aimé pouvoir régler en hauteur pour faciliter les mouvements de jambes notamment demandés par le talon-pointe.

Vous l’aurez compris, cette Mazda MX-5 est une franche réussite et ses motorisations cohérentes avec la philosophie de la voiture. Cet essai a confirmer si il était nécessaire que la MX-5 est une voiture très attachante et foncièrement bien conçue.

 Merci à Mazda France pour avoir rendu cet essai possible.

Commenatires

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