Essai : Mitsubishi Lancer Evo-X, aux portes du WRC

La nouvelle est tombée il y a quelque temps déjà : la Mitsubishi Lancer Evo-X voit sa brillante carrière s’arrêter. En effet, le 1 juin 2014, la production de cette icône du rallye s’est stopée. Il était hors de question qu’elle s’en aille sans faire ses adieux ici.

Un look démoniaque qui a ses raisons

La Mitsubishi Lancer Evo-X ne passe pas inaperçue. Comme sa consœur la Subaru WRX STi, elle a un look difficile à assumer. Impossible de rater l’énorme aileron qui vient se poser sur une caisse type tri-corps. Étonnant, et pourtant nous y sommes habitué puisque ces deux merveilles ont été les héroïnes du WRC pendant des années. Par ailleurs à bien y regarder, peu de choses sont laissées au hasard. Un tel dessin n’est pas un exercice de style, mais semble avoir une utilité bien réelle.

 A l’avant, la Lancer Evo-X donne l’impression de vouloir agresser la route avec ses optiques qui forment un regard perçant. Sa plaque d’immatriculation décentrée augmente son aspect sportif et laisse le champs libre à deux entrées d’air et au radiateur. Par ailleurs, le capot moteur est également orné d’une écope et deux aérations pour refroidir l’ensemble. Force est d’admettre que l’avant – isolé – est très bien fait : son look est en adéquation avec l’héritage sportif des trois dimants. 

Avec une ceinture de caisse très haute, ses 5 portes et sa ligne de style qui descend vers les déflecteurs d’airs latéraux, le dessin est plus imposant que son gabarit ne l’est réellement. Très massif l’ensemble est bien proportionné.

L’arrière, quant à lui, n’est pas aussi dynamique que l’avant. Plus haut, impossible de passer à côté de l’énorme aileron qui trône sur la malle arrière. Pas de superflu, deux sorties d’échappement viennent se placer parmi les diffuseurs arrières. Placés très haut. N’oublions pas que la Mitsubishi Lancer EVO-X est préposée au rallye. 

Un intérieur spartiate

C’est le moins que l’on puisse dire. Si la Mitsubishi Lancer EVO-X peut accueillir 5 personnes avec un espace de vie certain, la version GSR offre très peu de prestations. Un autoradio-CD pour tout infotainment et un allume-cigare pour seule alimentation auxiliaire. Ça fait un peu court pour les long trajets et superflu pour les spéciales. Si l’on se concentre plus sur le poste de conduite alors, il n’y a rien à y redire. Le maintien des sièges Recaro est excellent (et nécessaire), le triptyque « volant-levier de vitesse-frein à main » est parfaitement situé et ergonomique. Quoi demander de plus ? Ah si, un régulateur-limitateur de vitesse peut avoir son utilité sur les liaisons autoroute. On notera un détail qui rappelle que l’on a affaire avec une sportive : l’ESP qui se déconnecte d’une simple pression rapide sur le bouton.

 Un comportement excellent

Avec ses 55 litres de capacité d’essence et sa boîte très courte à 5 rapports, la Mitsubishi souffre d’une consommation gargantuesque. Sa transmission intégrale ne vient pas enrayer ce défaut, plus gourmande et son comportement pousse au crime. En effet, la Mitsubishi Lancer EVO-X est d’une sportivité à toute épreuve. Rivé au sol à la relance, en appuis ou en freinage, il devient mission impossible de la mettre en défaut. Équipée en Brembo, son freinage est largement suffisant et arrêtera les 1560 kg de la version GSR avec une facilité et une endurance déconcertante.

Sur l’asphalte, le mode « tarmac » du S-AWC (Super All-Wheel Control) vient optimiser les réglages du différentiel central, du différentiel piloté arrière, de l’ESP et de l’ABS pour offrir un grip redoutable. Le train avant type Mc Pherson est stabilisé là où l’arrière, multi-bras, semble rivé au sol. Le plus bluffant reste sur terrain gras ou gravillonneux. Le mode « gravel » s’adapte à un revêtement à faible adhérence et la gestion de la transmission est optimal. L’ABS fait fi de la faible adhérence et le freinage est capable de placer la voiture sainement.

Vous l’aurez compris, la réputation de cette Mitsubishi Lancer EVO-X n’est pas sur-faite. Née en 2008, son efficacité est encore au RDV en 2014 et force est d’admettre qu’elle va nous manquer. On croise les doigts et espérons voir naître rapidement une 11e phase de ce modèle.

 

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