Essai : Renault Clio 4 RS 200 EDC

Ne vous fiez pas à son petit gabarit, la Renault Clio 4 RS 200 EDC est redoutable. Derrière sa robe jaune Sirius, la dernière Clio RS s’avère très sportive et plus polyvalente qu’il n’y paraît.

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Sportive discrète

Aux dimensions d’une citadine, la Clio RS est compacte et racée. Ce qui frappe au premier abord, c’est le sigle Renault – ÉNORME – en plein milieu de la calandre : nouvelle signature du constructeur. On s’y fait. Au-delà de ce détail, la version RS est proche de la Clio 4 traditionnelle. Conséquente, la ceinture de caisse conserve un dessin simple, sans extravagance particulière. La version Renault Sport s’offre quelques touches sportives distinctives. À l’arrière sous des feux haut perchés, on retrouve deux sorties d’échappement carrées de part et d’autre d’un diffuseur surmonté d’une lame grise. À l’attaque, devant, on retrouve également cette lame grise qui tire son dessin des F1 et encadre deux feux diurnes à LED. Discrets, les sigles R.S. viennent se loger sous le losange Renault à l’avant, sur les jantes et à l’arrière. Ces signes sportifs sont du plus bel effet. Outre le voyant magnifique jaune Sirius, la Clio 4 RS affiche une sportivité discrète. Loin d’être ostentatoire, l’ensemble est franchement réussi.

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 Un intérieur simple

Pas d’excentricité pour l’intérieur de la Renault Clio 4 RS 200 EDC. Si rien ne manque, la Clio 4 RS n’expose que quelques touches fun orange sur le volant, autour du levier de vitesse, le pommeau et les baguettes de portes. Du tissu pour la version « châssis cup » et, bien sûr, le système R-Link. Complet, ce dernier intègre tous les services que l’on peut attendre d’une voiture moderne : navigation, téléphone, media, il accueille également des applications tierces comme le salvateur Coyote. C’est donc un intérieur à la croisée du sport, du fun et de la simplicité que conserve la version R.S. de la Clio 4.  Cependant, malgré un pommeau de vitesse un peu disproportionné, un détail est à noter : le pédalier en alu de la Renault Clio 4 R.S. est une vraie merveille. À l’image de celui de la Mégane R.S. qui m’avait déjà séduit, il est parfaitement calibré pour une conduite sportive. Mention spéciale également pour le volant, propre à la version R.S., qui en accueille le sigle, mais aussi une surpiqûre rouge et un repère central. Dans sa globalité, l’intérieur est donc complet, sobre et efficace. On regrettera tout de même l’omniprésence de plastiques pas toujours très qualitatifs.

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Un comportement envoûtant

Il me tardait d’entamer cette partie. La Clio est une bonne citadine, ses dimensions la rendent facile à vivre en ville. En toute logique, la version R.S. l’est tout autant. La direction est légère, en mode « Normal », son comportement est souple malgré un rayon de braquage améliorable (5,5m). Sur autoroute, la version R.S. lègue un confort certain avec des relances que les deux cents chevaux transforment en simple formalité. Passons en mode Sport.

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R.S. Drive

Bouton magique situé en dessous du levier de boîte, ce petit poussoir modifie le comportement de la Renault Clio 4 R.S. 200 EDC.

Plusieurs paramètres se voient modifiés :

  • le régime passe de 750 tr/min à 1005 tr/min ;
  • la pédale d’accélérateur devient plus ferme et réactive ;
  • sonorité accrue ;
  • activation de l’alarme de rupteur ;
  • activation de l’indicateur de régime ;
  • activation du launch control ; 
  • temps de passage de rapports plus court (palettes en mode Race) ;
  • changement de rapports progressif à rapide (<150 ms en mode Race) ;
  • direction plus ferme ;
  • aides (ESC + Traction Control) permissives (déconnectées en mode Race).

Vous l’aurez compris, la Clio 4 R.S. change de visage.

Quid de la boîte EDC ?

Automatique à double embrayage, cette dernière a fait couler beaucoup d’encre. Affichée comme rapide, la boîte à 6 rapports semblerait ne pas être à la hauteur. Il est vrai que, quel que soit le mode engagé, la boîte EDC manque de réactivité. Plus précisément, le temps entre la commande et la boîte est long. Le passage du rapport en lui-même est très rapide. C’est une chose à savoir et qui demande de l’anticipation dans sa conduite. En automatique ou aux palettes, elle reste parfaitement étagée et permet de tirer parti du nouveau moteur maintenant turbo de la Clio R.S.. On admettra que ça a fait beaucoup de changements pour les aficionados de la Clio R.S..

Un comportement sain et sécurisant

La facilité avec laquelle la Clio 4 R.S. se place est presque indécente. Le ressenti pédale frisant la perfection, le freinage dégressif se dose très bien et par conséquent le transfert de charge se fait simplement. Une fois cette formalité accomplie, comme placée sur des rails, la Clio 4 R.S. poursuit sa trajectoire avec un dynamisme jouissif. Le train arrière n’oppose aucune résistance : léger, il suit parfaitement la ligne choisie.

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Conclusion

La Clio 4 R.S. est un compromis. Terriblement efficace en utilisation sportive, sa boîte automatique rappelle qu’il existe aussi un monde civilisé où le confort a aussi sa raison d’être. À mi-chemin entre ces deux facettes, le moindre petit virage devient un prétexte pour la solliciter.

16 Commentaires

  1. Tanguy Nicolas 26 octobre 2014 à 21:49

    Super article ! J’aime beaucoup le nouveau design du blog également. Joli travail !

  2. DOURIAUX 8 novembre 2014 à 16:42

    Grâce à sa boite EDC, les personnes handicapées contraintes à conduire une boite auto, et passionnées de sport auto, ( comme moi !!!) ont enfin accès aux modèles sportifs.
    Merci à Renault, qui devrait élargir ce concept à toute sa gamme.

  3. Jo 8 novembre 2014 à 19:02

    Très bon article tout en nuance !

  4. Renault Sport fan 9 novembre 2014 à 00:39

    Pour commencer un grand bravo pour le ou les créateur de ce site. Il est très bien conçu simple et classe, Pour la voiture, c’est tout simplement une merveille, j’adore son style. Vive Renault Sport !!!

  5. Pierre 21 février 2015 à 22:41

    Merci pour ce reportage, il est a noter que le temp de latence des passages de vitesses de la boite EDC est maintenant résolu par une mise jour dans le réseau. La différence est telle que c’est le jour et la nuit entre avant et apres.

    • Vic 5 mars 2015 à 10:28

      Tout d’abord merci pour cet bel essai et ces magnifiques photos (C’était ou?), ca fait plaisir de trouver des connaisseurs qui ne vont pas juste critiquer parce que c’est une boîte auto, parce que c’est un turbo, parce qu’elle a 5 portes….. Donc merci.

      Etant moi meme possesseur d’une clio 4 rs blanche chassis cup, je dois dire que je m’amuse vraiment beaucoup avec et Mme apprécie de conduire iune sportive, je dois dire que je ne m’y attendais pas!!! ☺

      Par contre Pierre, tu dis qu’il y a une mise à jour à faire en concession? Peut-tu m’en dire un peu plus? Ca m’interesse!

      En tout cas continuer ainsi, garder votre bonne foie et vos connaissances intact!!

      • Antoine 21 mars 2015 à 20:19

        Merci Vic, les photos ont été prises en Bretagne près de la Presqu’Île de Quiberon dans le Morbihan (56).

      • Alexandre 3 juillet 2018 à 14:09

        Bonjour, est-ce que le chassis CUP n’est pas trop inconfortable sur route degradee (par exemple les paves en ville) ? Merci d’avance !

        • Antoine 27 juillet 2018 à 18:39

          Bonjour Alexandre,

          Il faut avouer que c’est raide… Je pense que le châssis Cup se justifie lorsqu’on prévoit une activité intense sur circuit, sinon le Sport est largement suffisant !

  6. Jimmy 23 mars 2015 à 19:06

    Je découvre votre site et j’apprécie particulièrement son iconographie, qui est superbe!

    Il me semblait bien reconnaître le lieu, car j’habite à proximité de Penthievre… dommage de ne pas voir l’Ocean sur vos photos, vous étiez si près 😉

    • Antoine 24 mars 2015 à 00:53

      En effet je l’ai essayé dans le coin ! Pas évident de trouver un coin pouvant mettre la voiture et l’océan en scène…mais je suis preneurs d’idées !

      • Jimmy 24 mars 2015 à 09:48

        Effectivement ce n’est pas évident, mais il y a quelques coins assez sympa et originaux tels que d’anciens bunkers… Vous avez mon mail, n’hésitez pas à me contacter lors de votre prochaine venue 😉

  7. Alain 26 mars 2016 à 10:24

    Bonjour

    Père de famille quadragénaire, je me laisserais bien tenter par cette sportive « familiale ». J’ai troqué ma moto il y a 9 ans à l’arrivée de mon premier enfant. J’ai gardé la nostalgie de la sensation de l’accélération… Je m’ennuie avec tous ces diesels.

    Votre essai est sympa mais une seule chose me freine à ce projet. J’ai eu des déboires avec la marque il y a des années, un scenic essence.
    Si le moteur était bon (le 2.0) mais gourmand le reste de l’habitacle était sujet à des pannes.

    Pensez vous que Renault ait gagné en fiabilité ?
    Beaucoup de sites critiquent le choix des matériaux et la mauvaise qualité des plastiques. Franchement, si j’avais la certitude que l’ensemble tiendrait la route durant des années je franchirais le pas.

    Le pommeau d’origine peut il se changer ? Beaucoup disent qu’il fait gadget fragile.

    J’ai une allemande qui malgré son âge ne bouge pas. Je recherche ça. Le plaisir oui mais longtemps.

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