Porsche 911 Carrera 2S. Parfaite.

Le titre manque un peu de nuance c’est un fait. Il n’en demeure pas moins que le constructeur comme le modèle sont déjà légendaires. Mythique, la marque née à Stuttgart en 1931 commercialisa son premier modèle en 1938. La Type 64, genèse de ce qu’est aujourd’hui l’une des marques les plus prestigieuses au monde. Si la type 64 offre un style bien défini et aux codes bien prononcés, nous sommes loin de la « vraie » première Porsche : la 356 arrivée en 1948. Il faudra attendre 15 ans encore pour qu’en 1963 arrive la toute première 911.

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Vous l’aurez compris, Porsche est un constructeur pionnier et c’est notamment pour cette raison que cette 911 type 991 – 7e de la lignée – fut choisit pour un tournage Garage des Blogs.

Des lignes inimitables

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Impossible de ne pas reconnaître une Porsche. Le design nommé « Fast Back » est caractéristique de la marque allemande. Il s’agit, d’un design assez particulier issue du dessin tri-corps de la 356. Les courbes sont harmonieuses, musculeuses et aérodynamiques. 7e édition donc, la 991 offre une version proche de sa grande soeur la 997 avec néanmoins des optiques arrières affinés quant à l’avant, il reste quasiment identique. La version essayée était d’un gris argenté qui n’était sans rappeler la couleur représentative de la marque lors des compétitions sportives des années 60. Coté aéro, un petit aileron escamotable vient modifier les appuis automatiquement à partir de 110 km/h ; il peut aussi s’ériger manuellement. A l’avant, on retrouve 3 compartiments d’entrées d’air situé à l’extrémité inférieure de la calandre : rien de très révolutionnaire (contrairement à la Turbo S et ses jupes escamotables !)

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Un intérieur efficace et raffiné

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Côté intérieur, on frôle la perfection. Si les organes vitaux – tels le volant, la boite et les pédales – tombent parfaitement, la philosophie de la marque veut que l’intérieur soit truffé de boutons. Un bouton, une commande. Si le principe est simple l’utilisation demande un certain temps d’adaptation. Une fois l’ensemble des commandes localisées et maîtrisées alors, plus rien ne vient entacher le plaisir de conduire. Les sièges, réglables de tous les côtés, en cuir et surpiqués sont magnifiques : fins et élégants. Le volant, en alcantara m’a tout d’abord déplu. Trop simple. Finalement, à l’usage, les deux molettes permettent de ne pas lâcher prise tout en agissant sur le PCM (Porsche Communication Management) – ordinateur de bord de la bête : bien fait. Astucieux, un écran TFT vient se glisser dans l’un des 5 (mythiques) cadrans de la planche de bord et permet de répéter les information du PCM. Équipé du pack Sport Chrono la console centrale, proche du microcosme de la Panamera, est surmontée d’un cadran analogique officiant à la fois d’horloge et de chronomètre : c’est une touche de classique élégante (et appréciée). Le pack Sport Chrono ne vient pas seul, il offre à la 911 un système de suspension dynamique multi-mode et le fameux mode « Sport Plus ». Cela fait partie intégrante du pack « 50e anniversaire » au même titre que le GPS, les sièges chauffants et les radars de stationnement avants et arrières.

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Un comportement rassurant et joueur

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Il me tardait d’entamer cette partie de l’essai : son comportement. Équipée d’une boîte mécanique à 7 rapports, et du pack « performance » rajoutant 30ch au flat 6, la 911 type 991 est incontestablement l’une des voitures les plus efficaces et les plus agréables à mener. A la différence de la très connue 4S, la Carrera S voit toute sa puissance appliquée uniquement aux roues arrières. Et ça c’est cool. Si la 4S est très rassurante avec une grande motricité et des trains rivés au sol, la 2S demande un peu plus de dextérité. Lâcher tous ces équidés d’un coup (sur un sol très gras en plus) demande de la mesure. L’ESP rattrapera un excès de fougue. Le plus frappant à son bord c’est la sensation de légèreté de l’ensemble dès le début d’une conduite dynamique. Raide, la 911 possède un châssis bluffant. Il paraîtrait que le train avant type Mac Pherson serait responsable de ce phénomène. Pour ma part, je pense que c’est l’ensemble de la conception qui est garante d’une telle tenue de route. Par ailleurs, si je croyais en l’efficacité de la boîte à double embrayage PDK, c’est sans compter ce récent flirt avec la boîte mécanique de la 911 type 991 ; simplement parfaite. Parfaitement étagée, précise et au verrouillage parfait : cette boite a pour vertue de faire oublier la tendance actuelle du « tout à double embrayage et automatique ». On revient aux basiques avec cette boite mécanique tout en se rapprochant des sensations pures de pilotage avec le retour du mythique talon-pointe : jouissif. La messe est dite : les puristes opteront pour la 2S ; j’opte pour la 2S en tout cas. C’est une propulsion saine et joueuse, c’est une boite mécanique, c’est un ensemble agile. Il ne manque rien. La vmax (305 km/h) ne fait plus sens lorsque la sonorité (réglable) vient vous chanter la douce mélodie du « flat 6 » et son accélération (4,5sec pour le 0-100) moins rapide que certaines concurrentes ne manque pourtant pas de violence.

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Epilogue

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Son design inimitable, sa finition irréprochable, sa conception et son histoire en font une voiture que j’aimais déjà beaucoup sur le papier. Sa boîte mécanique, sa puissance aux roues arrières, son comportement et sa conception font de cette 911 type 991 l’exemple a suivre en matière d’automobiles sportives.

Photos & Specs

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Cliquez ici pour obtenir les specs techniques. 

3 Commentaires

  1. Nicochon 7 octobre 2013 à 13:53

    Bon article… Pour avoir essayée la même en boîte PDK, je te rejoins en tous points sur le comportement, vie à bord, performances… Tu oublies peut être juste un point positif : la conso ridiculement basse en usage quotidien, pour une voiture de ce type.
    Par contre il y a une question que je me pose : c’est pas un peu déroutant d’avoir une grille de 7 rapport ? Comment tu fais pour distinguer la 3, 5 et 7 ?
    Je me pose la même question concernant la nouvelle Corvette, qui dispose également d’une BVM7.
    Ça doit être super chiant, à moins qu’ils n’y ait un système de guidage intelligent…

    • Antoine 22 octobre 2013 à 18:13

      En fait la boite 7 ne se déverrouille qu’une fois la 5 (ou la 6) enclenchée et puis tu vas la chercher bien à droite.
      La première fois c’est un grand moment, après c’est de l’entrainement, enfin ça devient naturel. La boite est LE gros atout de cette version à mon sens !

  2. Pingback: Porsche 911 type 991 - S02E03 | ContreappelContreappel

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