Prise en main : Land Rover Defender 110

Si vous suivez le Garage des Blogs (ce dont je ne doute pas) et si vous suivez mon compte Instagram (ce dont je ne doute pas non plus), alors vous n’êtes pas sans savoir que le Defender a pour moi un intérêt tout particulier. A vrai dire, je n »étais pas vraiment en mesure de l’essayer de manière objective, mais lorsque je l’ai eu entre les mains pour un tournage Garage des Blogs, alors j’ai pas pu m’empêcher de lui tirer un peu le portrait et de fricoter avec quelques passages techniques.

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Sa kryptonite c’est le bitume

Notre aventure commence à Paris. A peine installé à bord, je me rends compte que les pédales et le volant sont dans deux pièces séparées. Comprenez, un fort décalage dans l’alignement des pédales avec le volant. Une fois les pieds bien positionnés, je tente de sortir de l’emplacement où il était garé et c’est alors que je fais connaissance avec son rayon de braquage équivalent à celui d’un train. Enfin, une fois la 6e passée à la vitesse vertigineuse de 70 km/h, je me dis que les 300 km pour rallier notre terrain de jeu boueux préféré va être long. Et il fut long. Si le Land Rover Defender 110 affiche une vitesse maximale de 145 km/h (soit amplement suffisant pour l’autoroute) notre version Black Pack équipée de pneus Goodyear Wrangler (au profil plus TT que route) se met à vibrer à en faire sauter tous les plombages. C’est donc, toit-ouvrant manuel ouvert, fond musical et à 100 km/h que j’avale la route. On a le temps de regarder le paysage et en réalité on appréhende la route différemment. On ne se débarrasse pas le plus vite possible de ce ruban interminable d’asphalte mais on se laisse envouter par la beauté des paysages de notre cher pays. On se dit même que de rouler sur les talus, ça doit être marrant.

Vous l’avez bien sûr compris, oubliez la ville, le Land Rover Defender 110, n’est pas fait pour le bitume, mais vous offre une belle vision différente du voyage.

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Aimanté par les chemins défoncés

Là aussi, les plus connaisseurs d’entre vous n’avaient aucun doute là dessus, le Land Rover Defender est un franchisseur de légende. Ses 4 roues motrices permanentes sont un signe évident de consanguinité avec les passages difficiles. Le Land Rover Defender incarne la force tranquille. Sous le capot on retrouve un moteur 4-cylindres de 2,2L turbo-diesel offrant 122ch et 360 Nm (à 2000 tr/min).

Contrairement à d’autres 4×4, l’ensemble des éléments qui font du Land Rover Defender un bon 4×4 sont mécaniques, par conséquent la cinématique des passages est très douce. Plus de puissance serait quasiment inutile (sauf sur route). Le débattement des suspensions est tel qu’il a été quasiment impossible de faire décoller une roue du sol : le Defender a quasiment tout le temps du grip, les croisements de ponts sont bluffants. Ni dans la boue, ni dans le sable il n’a pas été nécessaire de dégonfler les pneus. Dès lors, on comprend que rien ne l’arrêtera. Pourtant handicapé par un empattement long (110 pouces = 2,794m), une caisse longue (4.785m) il reste étroit (1,790m) mais souffre vraiment d’un rayon de braquage trop important (14,4m) qui oblige un trop grand nombre de manœuvres sur des zones étroites.

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Un intérieur sur mesure

Enfin presque…disons que l’intérieur du Land Rover Defender 110 est austère et outre les sièges chauffants en cuir, il n’a pas grand chose à offrir si ce n’est : une possibilité infinie d’aménagements intérieurs : sa maison, une cuisine, du matériel…on peut tout y aménager pour peu qu’on soit bricoleur. C’est aussi ça le charme d’un Defender ou plutôt de son Land Rover Defender car chaque Defender semble unique. Le mien malheureusement est encore au stade d’embryon dans ma tête, mais promis lui et moi on reviendra vous raconter nos plus folles histoires le plus vite possible.

 

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