#RoadTrip : Paris – Nurburgring en Megane R.S. : au coeur d’un record

#Under8 voilà un record qui a fait couler beaucoup d’encre et qui fut au coeur d’un combat entre deux constructeurs. Etablir un record un Nurburgring est un passage obligatoire pour quiconque souhaiterait démontrer la sportivité de sa dernière création. Ce fut le cas pour Renault avec la Renault Megane R.S. R26R qui – il y a 6 ans – avait prouvé combien cette version ultime de la Megane RS Mk.II était efficace en s’imposant comme la voiture traction de série la plus rapide du ring. Alors que Renault Sport travaillait alors sur la version Trophy de l’actuel millésime de la Megane R.S. voilà que Seat vient jouer les troubles-fêtes en établissant à son tour un chrono de référence avec sa Leon Cupra.

Il ne fallut pas longtemps à l’équipe de Renault Sport pour rétablir les choses et ils profitent du lancement de la version ultime de la Megane R.S. pour reprendre son titre. En effet, la Renault Megane R.S. 275 Trophy R bat le record du tour sur le ring en s’imposant en 07’54’’360.

C’est au coeur de ce record donc, que s’inscrit ce road trip. Tels des pèlerins, c’est en direction du Ring que nous nous rendons Vincent, Saad, Nicolas, Brice et moi aux commandes de deux Megane R.S. 265. L’une, en châssis « Cup » et l’autre, en « Sport » ; le tracé nous fait passer par des petites routes de campagne, les rapides « autobahn » allemandes et bien-sûr la « boucle nord » du circuit de Nuburg.

…rapidement.

« 1000km pour s’imprégner de la philosophie qui se cache derrière ce record. »

Malgré ce que l’on peut croire, l’aventure commence au coeur de Paris : le point de départ de ce roadtrip. En effet, si le potentiel d’une voiture sportive est inexploitable dans les rues de la ville, sa traversée nous permet de prendre la mesure de son capital sympathie. Chaque arrêt au feu donne naissance à des marques d’affection de la part de tous les aficionados de la belle. Et ils sont nombreux.

Après quelques heures d’autoroutes (un peu raides avec la version « Cup ») pour rejoindre notre fief bourguignon l’on sent la Megane R.S. toute à son aise et passe de virages en virages avec une facilité déconcertante : l’on visualise mieux alors son terrain de jeu : les enchaînements serrés. Les anciens tracés de courses de côtes nous permettent de bien prendre la mesure de l’excellence de cette voiture. Les vitesses de passage en courbe sont de plus en plus élevée et le R.S. Monitor nous rappelle que nous sommes loin d’exploiter l’intégralité des possibilités de cette auto.

Il faudra attendre l’Allemagne pour exploiter à 100% l’un des attributs de cette MRS : sa vitesse maximum. Mesurée à 258km/h les « autobahns » offrent tout le loisir de « cruiser » à des vitesses plus que délictuelles en France pour rejoindre ce que certains appellent « L’Enfer Vert », mais que nous préférons qualifier de « Parc d’Attraction pour fous du volant ».

« Le Ring est à la fois l’endroit le plus grisant et effrayant. »

Le point d’orgue de notre voyage sera le lancement des versions radicales de la Megane R.S. les Megane R.S. 275 Trophy et Megane R.S. 275 Trophy R. Au programme de cette journée : essais sur le ring de la Trophy et aperçu du record aux côtés des pilotes Renault Sport avec la Trophy R.

Une appréhension et une excitation non dissimulée nous envahit tous ; un à un ; au fur et à mesure de nos départs. Les premiers tours de roues se font avec une réserve justifiée ; le circuit est mythique, mais dangereux. Chaque virage semble pouvoir passer plus fort et plus vite : connaître ce circuit demande une expérience qu’aucun de nous avons, c’est frustrant : l’on aimerai pouvoir passer aussi vite et fort que la MRS le permet, mais cela demande d’abord de bien connaître le tracé. La limite est la connaissance de la boucle nord et non la voiture.

On s’en rend d’ailleurs très bien compte lorsque nous sommes passager de Laurent Hurgon, le pilote essayeur maison qui a établi le fameux record. Lui, le tracé, il le connaît par coeur de même que la voiture et l’on voit la différence. Il est pilote professionnel, il connait la voiture par coeur et peut accomplir le tracé les yeux fermés : ce combo donne lieu à une expérience inoubliable et stupéfiante.

Le retour se fait plein de rêves de pilotage et au fond de chacun d’entre nous l’on sait qu’on en a pas fini. Ni avec cette voiture ni avec le Nurb’. Affaire à suivre.

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