#Roadtrip : Audi RS3, de Strasbourg au Castellet

On a traversé la France

C’est à travers la France, sur près de 2000 km, que nous avons découvert la nouvelle Audi RS3. Le rendez-vous est pris pour rejoindre Strasbourg (où se déroulaient les essais presse) afin de récupérer nos destriers pour les trois jours suivants. Accompagné par mes confrères bloggers, nous rejoignons l’équipe d’Audi France afin de faire les présentations avec la tant attendue Audi RS3.

L’Est en passant par l’Allemagne

Une fois les voitures récupérées, pas une minute à perdre, on fonce direction la frontière allemande.  Commencer notre #roadtrip par une petite Vmax, nous semblait tout à fait nécessaire afin de prendre la mesure de l’auto que l’on avait entre les mains. Malheureusement un trafic dense nous a contraints à la vitesse de 240 km/h. Néanmoins, la facilité avec laquelle l’Audi RS3 les a atteints plante le décor : elle est belle et bien véloce ! 

La route Napoléon

Une fois les quelques heures d’autoroutes avalées pour rejoindre Annecy, nous attaquons la fabuleuse route Napoléon. Rappelez-vous, cette route porte ce nom car elle passe par le chemin qu’utilisa Napoléon Ier à son retour de l’Île d’Elbe juste avant la reconquête du pouvoir par ce dernier. Elle a comme autre caractéristique d’être magnifique. Entre Grenoble et Cannes (en gros), cette route traverse des paysages tous plus somptueux les uns que les autres, avec beaucoup de dénivelés et des virages plus qu’intéressants. L’occasion de se familiariser avec l’agilité de la nouvelle Audi RS3 et notamment son système quattro.

Le Circuit du Castellet

On quitte les autoroutes germaniques, on laisse Napoléon à Cannes et on arrive enfin aux alentours d’Aix-en-Provence pour confronter l’Audi RS3 à un terrain de jeu intransigeant : le circuit. Plus précisément, le Driving Center du Circuit du Castellet. Petit avec une technicité modérée, le « driving » offre un terrain de jeu pas nécessairement favorable à l’Audi RS3. Assez grande, très puissante et relativement lourde, les enchainements de virages associés à de puissants freinages avec peu de lignes droites pour s’aérer mirent à rude épreuve la RS3 qui cependant a su tirer son épingle du jeu.

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La Nouvelle Audi RS3

Vous l’avez compris, avec l’Audi RS3, nous sommes passés par une grande diversité de terrains de jeu pour en apprécier les moindres traits de caractère. On a même compté les chevaux, un par un et il y en a bien 367. Mais quoi d’autres ?

Une silhouette athlétique

Disponible uniquement en carrosserie Sportback (comprenez 5 portes pour les non-initiés), la nouvelle Audi RS3 affiche un look nettement plus agressif que les versions classiques de cette troisième génération d’Audi A3. Légèrement plus affûtée que sa grande sœur de 2012, la nouvelle Audi RS3 adopte un style moins ostentatoire. Rassurez-vous on reconnaît quand même la griffe RS (= RenneSport (en DE) = Course (en FR) ) de loin.

Pour le reste, je vous laisse jouer au jeu des 7 différences.

Vous l’aurez sans doute remarqué, la grille avant adopte le style nid d’abeille ainsi que des bas de caisses plus bas, agressifs et béants pour mieux refroidir la voiture. L’Audi RS3 reçoit également des disques de freins tulipés. 

L’arrière, quant à lui, accueille un becquet et se distingue des autres modèles par deux énormes sorties d’échappements encadrants un diffuseur qui n’est pas sans rappeler celui de l’Audi RS6.

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L’intérieur made in Audi

Après avoir fait la connaissance du virtual cockpit, force est d’admettre que toute autre configuration fait un peu dépassée. Même si l’intérieur de l’Audi RS3 est à l’image de ce à quoi le constructeur nous a habitués, quelques frustrations subsistent encore vous allez voir.

Dans l’ensemble c’est difficilement reprochable : l’intérieur est très bien assemblé, la finition impeccable et le style assez sobre. On retrouve des touches de sportivité (rouge donc…) avec notamment pour les sièges « Sport RS » (qui équipaient nos voitures*) des sur-piqures rouges, mais également des inserts décoratifs en carbone, l’intérieur des ouïes d’aérations rouges et l’apposition de sigles RS3 un peu partout notamment sur le méplat du volant en cuir et alcantara (<3)

Alors pourquoi perfectibles ? 

Tout d’abord parce que le virtual cockpit existe et que le style épuré sied à merveille aux Audi. Mais aussi et surtout, on regrette un peu que dans une voiture où la technologie règne en maître – Audi Drive Select, système quattro, plateforme MQB, freinage RS, Vorsprung durch Technik… – l’intérieur demeure trop classique. Pas de système d’affichage tête haute, pas de « rev’ light« , aucun affichage (même gadget) pour accompagner les 367ch de la nouvelle Audi RS3. C’est vraiment dommage…

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L’efficacité avant tout

Au fil des essais que vous avez pu lire sur Contreappel, vous n’êtes pas sans savoir qu’Audi sait faire des voitures efficaces. Le système quattro offre une motricité sans faille et le nouveau châssis (baptisé MQB et partagé avec d’autres modèles du groupe) permet aux 367ch de passer facilement. Généreux en couple (465Nm), le 5-cylindres TFSI de 2480cc confère à la nouvelle Audi RS3 un dynamisme certain. Si l’accélération est fulgurante (4.3 sec 0-100kmh – pour rappel l’Audi R8 V8 (phase I) mettait 4,6 sec. pour le 0 à 100) pour une compacte sportive le plus bluffant reste ses relances et reprises. Passer de 100 à 200 est d’une facilité débile et les sorties de courbes sont jouissives tant elles sont brutales.

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Et le freinage ?

Un système de freinage RS vient agrémenter cette nouvelle Audi RS3. Équipé de disques baptisés « wave » pour l’avant à cause de leur forme ondulée, le freinage offre un mordant à la hauteur des performances de la voiture et en adéquation avec son poids (1600kg à vide !). Cependant, si vous souhaitez utiliser de façon régulière l’Audi RS3 sur circuit optez pour les disques céramiques (en option) ainsi que des plaquettes hautes performances.

On s’est fait une belle frayeur sur le circuit lorsque notre pédale de frein s’est transformée en embrayage…


On aime : 

– Ses performances sportives

– Sa sonorité envoûtante

– Son châssis 

On aime moins : 

– Son poids

– Son intérieur un peu trop sérieux

– Le maintien trop juste des sièges


 

* 3 types de sièges peuvent équiper la RS3 : Sport (classiques avec renforts lateraux), Sports RS et Bacquets RS.

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